Les interviews de créateurs #2 : rencontre avec Pulp Jewels créatrice de bijoux

Encore une fois PicAmour a déniché une petite perle de créatrice! C’est au tour de Camille, bijoutière installée à Lyon sous la marque Pulp Jewels, de se plier à notre petit jeu… Un concours sera évidemment organisé ici très prochainement!

 

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Peux-tu te présenter brièvement ?

Je m’appelle Camille, j’ai 26ans et je suis installée à Lyon depuis 4ans.
Je suis bijoutière depuis 5ans et à mon compte depuis deux ans. J’ai toujours été passionnée par la mode et plus particulièrement par les métiers manuels de la mode.

D’où te viens l’envie de créer des bijoux ?

J’ai toujours été passionnée par la mode. Même petite, je fabriquais des bijoux et faisais de la couture avec ma grand mère. J’ai passé mon bac mais je ne savais pas vraiment quoi faire après. J’ai donc pris une année pour tester différentes voies. Mon entourage m’a poussé à m’essayer à la bijouterie, je fabriquais en effet déjà des bijoux fantaisie que je vendais dans des petites boutiques de Reims pour gagner de l’argent de poche. Cela marchait assez bien!
J’ai donc fait un stage chez un bijoutier. J’ai tout de suite adoré le contact avec le métal et les techniques de bijouterie. J’ai  passé les concours pour rentrer en école et j’ai été admise dans la filière bijouterie joaillerie de l’école Boulle à Paris.

Tu as travaillé pour de grandes maisons comme Cartier, peux-tu nous parler de la place des créateurs au sein de celles-ci? Pourquoi as-tu décidé de te mettre à ton compte ?

J’ai travaillé seulement un an chez Cartier. J’ai ensuite déménagé à Lyon ou j’ai travaillé pour des sous-traitants de grandes marque de joaillerie. Je n’avais aucun contact avec le pôle création de Cartier dans l’atelier où je travaillais. Nous nous occupions uniquement de la fabrication, je ne suis donc pas très informée sur la place que peuvent occuper les créateurs.
C’est aussi cela qui m’a poussé à créer mon entreprise : je savais qu’ il m’aurait fallu beaucoup de temps pour gravir les échelons et obtenir un poste plus épanouissant. J’ai voulu passer par ces étapes pour obtenir de la technique, mais j’ai toujours su que je créerai ma propre marque pour pouvoir faire ce qui me plait vraiment.

Quelles sont tes influences, tes inspirations ?

Je suis inspirée par les gens la ville, j’observe beaucoup les gens dans la rue. Je suis également pas mal inspiré par l’art, le design… C’est très vaste, parfois même une musique peut me mettre dans un états d’esprit qui me donnera envie de donner une certaine forme (ou un certain style) à un bijou.

Parle-nous des étapes de la création d’un de tes bijoux.

En général tout part d’une idée que je mets sur papier, après il y deux possibilités: soit je fabrique la pièce directement dans le métal, soit j’élabore déjà une maquette en cire et j’utilise ensuite la technique de la fonte à cire perdu. C’est à dire que je coule du métal à la place de la cire moulée.

Quelles sont les particularités du travail de l’argent, matériau qui prédomine dans tes créations ?

Le travail de l’argent est un peu compliqué parfois, surtout au niveau du polissage, car c’est un métal sensible et des tâches peuvent apparaître. Il faut être très minutieux.
J’aime travailler l’argent car j’aime sa couleur et toutes les possibilités qu’il offre!
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Le blog PicAmour parle aussi de design, te considères-tu comme une designer ? Pourquoi ?

Pour moi un designer rend esthétique un objet utile. Je ne pense pas qu’avec cette définition on puisse qualifier un bijoux « d’objet design ». Je me considère plutôt comme un artisan.

Ta bague Silver Rock me rappelle le travail de Zaha Hadid sur un service à thé édité en 1997, c’est très déconstructiviste tout ça ! Peux-tu nous parler des tendances actuelles et futures de la mode ?

Je m’intéresse à la mode sans trop me laisser influencer. Je pense que la grosse tendance est un retour à la simplicité, aux lignes assez épurées. J’ai constaté un engouement pour le fait main, les produits locaux. D’où la popularité croissante de sites comme etsy ou  little market. Je pense que les gens reviennent de plus en plus à des valeurs sûres et des produits de qualité, quitte à parfois investir plus dans un produit qui ne sera pas forcément démodé l’année suivante.

La bague « silver rock » a retenu particulièrement notre attention.

Comment penses-tu tes créations, doivent-elles te plaire avant tout ou réponds-tu à une demande ?

Je pense mes créations en fonction de mes goûts et mes inspirations, mais aussi beaucoup à la façon dont elles seront portées par leurs futures acquéreurs. J’aime penser à quel type de vêtement ou d’accessoire elles pourraient être associées. J’essaye de faire en sorte que mes bijoux restent assez intemporel, pour pouvoir être conservés et portés avec plusieurs looks différents.

Comment vois-tu tes futures collections ?

C’est un peu difficile de parler de future collection. La plupart du temps les idées me viennent en travaillant. Je marche beaucoup au feeling! Je pense néanmoins rester dans des lignes simples, mais je vais sans doute essayer de combiner l’argent à d’autres matières, comme de l’émail, des pierres précieuses et d’autres métaux.

Peux-tu nous parler de la scène Lyonnaise ? As-tu un lien avec d’autres créateurs, des collaborations à venir ?

Je trouve que la scène lyonnaise ne se bouge pas mal! Niveau mode il y a pas mal de créateurs indépendants qui font des trucs vraiment bien et qui arrivent à percer. Je collabore avec la marque de streetwear 81 Line. Nous avons fait ensemble quelques bijoux pour leur nouvelle ligne de vêtements.
Il y a aussi des lieux qui bougent bien et qui poussent les créateurs locaux, comme la librairie Datta dans laquelle j’expose mes bijoux, ou encore le 10eme arrondissement ou j’avais posé mes créations au tout début. Il y a vraiment pas mal de boutiques qui poussent les créateurs, mais la liste est longue, en tout cas je trouve qu’il y a une bonne énergie à Lyon.

Comment arrives-tu à te démarquer de la concurrence ?

J’essaye de rester indépendante et de rester fidèle à mes principes. C’est à dire fabriquer mes pièces à la main et être toujours à l’écoute des personnes qui me passent des commandes pour des bijoux uniques.
Après je ne cherche pas forcément à me démarquer, je reste moi-même et ça se ressent dans mes créations.

Qui rêves-tu de voir porter un de tes bijoux?

J’aimerai que n’importe qui ait envie de porter mes bijoux! Le but est qu’une personne ait envie de porter une de mes bague parce qu’elle signifie quelque chose pour elle, qu’elle la garde. Peut-être même qu’elle la ressorte dix années plus tard en se rappelant pourquoi elle l’a, ce qu’il se passait dans sa vie à ce moment là. Pour moi c’est déjà beaucoup, et si quelqu’un de célèbre a un jour envie de porter un de mes bijoux, peut importe qui il est, j’espère juste qu’il appréciera!

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

De continuer comme ça, d’ouvrir un petit atelier/boutique à Lyon ça serait le top!
Merci beaucoup pour l’intérêt que vous portez à mes créations et bonne continuation avec votre blog super sympa.
Camille

Le choix de PicAmour !

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Pour retrouver l’ensemble des créations de Pulp Jewels, PicAmour vous donne rendez-vous sur son site et à aimer sa page Facebook. Merci à Camille et merci à vous de faire partager nos coups de cœur, à très vite pour le concours!

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2 réflexions sur “Les interviews de créateurs #2 : rencontre avec Pulp Jewels créatrice de bijoux

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